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AvancéLeçon 1 sur 410 min de lecture

L'hallucination, une erreur que l'entraînement encourage

Un cours de l'Académie : Pourquoi les modèles se trompent

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Le niveau Débutant a posé le constat : un modèle produit la suite la plus vraisemblable, et le vraisemblable n'est pas toujours le vrai. Reste la question d'ingénieur : pourquoi ne dit-il pas simplement « je ne sais pas » ? La réponse tient en partie à la façon dont on l'entraîne, et dont on le note.

Les faits rares ne s'apprennent pas

Un modèle retient bien ce qui revient des milliers de fois dans ses données : la capitale de l'Italie, la formule de l'aire d'un disque. Un fait qui n'apparaît qu'une ou deux fois (la date de naissance d'un chercheur peu connu, le titre exact d'un rapport, le numéro d'un article de loi secondaire) ne laisse pas de trace fiable. Le modèle sait que la réponse a la forme d'une date ou d'un titre ; il produit une date ou un titre plausibles. C'est pourquoi les hallucinations se concentrent sur les détails précis, les références et les personnes peu connues, beaucoup moins sur les connaissances générales.

Deviner rapporte plus que s'abstenir

En septembre 2025, des chercheurs d'OpenAI ont publié une analyse qui a fait date : la plupart des évaluations notent une réponse juste 1 et une réponse fausse 0, exactement comme « je ne sais pas ». Dans ce système, deviner est toujours rentable, comme à un QCM sans points négatifs. Un modèle optimisé pour réussir ces évaluations apprend donc à répondre avec aplomb plutôt qu'à reconnaître son ignorance. Leur conclusion : tant que les tests ne pénalisent pas l'erreur assurée davantage que l'abstention, les modèles resteront incités à bluffer.

Ce qu'on sait faire contre

  • Récompenser l'abstention, à l'entraînement et dans les évaluations : un modèle peut apprendre à dire « je ne suis pas sûr », au prix de répondre moins souvent.
  • Donner la source plutôt que compter sur la mémoire : recherche web, documents fournis. Le modèle n'a plus à se souvenir du fait rare, il le lit.
  • Mesurer séparément le taux de bonnes réponses, le taux d'erreurs et le taux d'abstention. Une seule note de « précision » cache tout.
Analogie. Un candidat à un jeu télévisé où une mauvaise réponse ne coûte rien a intérêt à toujours buzzer. Changez la règle, une mauvaise réponse fait perdre des points, et le même candidat se met à passer son tour quand il hésite. Les modèles ont longtemps été entraînés dans le premier jeu.

À retenir

  • Les hallucinations se concentrent sur les faits rares : dates, références, détails précis.
  • Noter pareil l'erreur et l'abstention pousse les modèles à deviner.
  • Remèdes : récompenser l'abstention, fournir la source, mesurer erreurs et abstentions à part.

Les notions clés

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Un quiz de 4 questions : 3 bonnes réponses suffisent, et un exercice pour pratiquer. Il s'ouvre dans l'Académie, sur cette même leçon.

Faire le quiz et valider la leçon Gratuit. Avec un compte, votre progression est enregistrée et mène à l'attestation du cours.

Le cours : Pourquoi les modèles se trompent

  1. L'hallucination, une erreur que l'entraînement encourage10 min
  2. La complaisance : quand il vous donne raison9 min
  3. Les biais : un reflet déformé des données10 min
  4. Regarder à l'intérieur : ce que l'interprétabilité a montré10 min

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