IntermédiaireLeçon 4 sur 58 min de lecture
Ce qui casse, et comment le voir
Un cours de l'Académie : Automatiser sans écrire de code
Aller au quiz ↓Une automatisation ne s'arrête pas en faisant du bruit. Elle continue, et elle a tort. C'est ce qui la rend plus risquée qu'une tâche manuelle mal faite.
Les quatre pannes classiques
Le format d'entrée change. Le fournisseur modifie son modèle de facture, une colonne se déplace. Rien ne signale l'erreur : les données extraites deviennent simplement fausses.
Le cas particulier arrive. Un message dans une autre langue, un montant négatif, un champ vide. La chaîne a été pensée pour le cas normal.
Le modèle répond autrement. Vous attendez « URGENT » ou « NORMAL », il répond « Ce message semble urgent ». L'étape suivante ne sait pas quoi en faire.
Le service en face change. Une interface évolue, une autorisation expire. La chaîne s'arrête, parfois sans prévenir.
Les trois garde-fous
Imposer un format de sortie strict. « Réponds UNIQUEMENT par un de ces trois mots : URGENT, NORMAL, IGNORER. Aucun autre texte. » Et prévoyez le cas où il répond autre chose.
Un journal. Chaque exécution laisse une trace : entrée, sortie, horodatage. Sans journal, vous découvrirez le problème par ses conséquences, des semaines plus tard.
Une alerte sur l'anormal. Zéro exécution aujourd'hui alors qu'il y en a vingt d'habitude, c'est un signal. Le silence n'est pas une bonne nouvelle.
La relecture périodique
Une fois par mois, ouvrez le journal et vérifiez cinq exécutions au hasard. Dix minutes. C'est le seul moyen d'attraper une dérive lente, celle qui ne casse rien mais fausse tout.
Les notions clés
- fiabilité
- erreurs
- surveillance
- maintenance
Validez la leçon
Un quiz de 4 questions : 3 bonnes réponses suffisent, et un exercice pour pratiquer. Il s'ouvre dans l'Académie, sur cette même leçon.
Faire le quiz et valider la leçon Gratuit. Avec un compte, votre progression est enregistrée et mène à l'attestation du cours.