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DébutantLeçon 4 sur 510 min de lecture

Protéger vos proches, et réagir si vous êtes visé

Un cours de l'Académie : Arnaques, deepfakes et voix clonées : se protéger

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Les arnaques par IA se nourrissent de ce qu'elles trouvent sur vous : votre voix, votre visage, les prénoms de vos enfants, vos vacances en cours. Vous ne pouvez pas tout cacher, mais vous pouvez réduire la matière disponible, protéger les plus exposés, et savoir quoi faire si ça vous arrive.

Ce que vous publiez

  • Pensez « matière première » : une vidéo où vous parlez fournit votre voix, une photo de face fournit votre visage, une publication « en vacances au soleil ! » dit que vous êtes loin et peut-être moins joignable. Un escroc peut combiner tout ça.
  • Faites le tri dans ce qui est public : vérifiez qui peut voir vos publications, votre liste d'amis, votre numéro de téléphone et votre date de naissance. Chaque réseau social a ses réglages de confidentialité ; passez votre profil en privé si vous n'avez pas besoin qu'il soit public.
  • Les enfants : évitez de publier en public leur visage, leur prénom, leur école. Une fois en ligne, une image peut être copiée et détournée sans que vous le sachiez.

Les parents âgés

Ils sont souvent visés, car l'escroc compte sur leur confiance et sur leur moindre familiarité avec ces techniques. Parlez-en avec eux, simplement, sans les infantiliser : racontez le scénario du faux petit-fils ou du faux conseiller, mettez en place le mot de passe familial, et répétez la règle d'or : « Ni ta banque ni moi ne te demanderons jamais de l'argent ou un code dans l'urgence. Raccroche et rappelle-moi. » Si ça peut aider, collez une petite fiche près du téléphone avec les numéros à rappeler.

Les ados et les deepfakes intimes

Des outils permettent de fabriquer de fausses images dénudées à partir d'une simple photo habillée. Des adolescents en sont victimes, parfois de la part de camarades, parfois d'escrocs qui menacent de diffuser les images contre de l'argent : on parle de sextorsion. Ce qu'il faut leur dire, avant que ça arrive :

  • Ce n'est pas de leur faute, même si l'image a l'air vraie, même s'ils avaient envoyé une photo.
  • On ne paie jamais et on ne répond pas aux menaces : payer n'arrête pas le chantage, ça l'entretient.
  • On en parle à un adulte de confiance, et on peut appeler le 3018, le numéro national gratuit, anonyme et confidentiel contre le harcèlement et les violences numériques, qui aide aussi à faire retirer les contenus.
  • On ne transfère jamais l'image, même pour alerter quelqu'un.

En France, diffuser un montage à caractère sexuel représentant une personne sans son accord est puni par la loi, y compris quand l'image a été fabriquée par une IA.

Si vous êtes visé : les bons réflexes

  • Gardez les preuves : captures d'écran des messages, du profil, de l'adresse de la page, numéro de téléphone, date et heure, références des virements. Ne supprimez rien tout de suite.
  • Si vous avez payé ou donné vos coordonnées bancaires : appelez votre banque immédiatement pour faire opposition et contester l'opération. Le numéro figure dans l'appli de votre banque et au dos de votre carte ; il existe aussi un serveur interbancaire d'opposition, le 0 892 705 705.
  • Faites-vous aider : 17Cyber (17cyber.gouv.fr), le service officiel d'assistance aux victimes de cybermalveillance, vous guide pas à pas et peut vous mettre en relation avec les forces de l'ordre. cybermalveillance.gouv.fr propose des fiches pratiques et des conseils.
  • Signalez : un SMS frauduleux se transfère gratuitement au 33700 ; un contenu illicite en ligne (montage intime, escroquerie, menace) se signale sur Pharos, à l'adresse internet-signalement.gouv.fr. Signalez aussi le compte ou la publication à la plateforme concernée.
  • Portez plainte au commissariat ou à la gendarmerie, avec vos preuves. Pour certaines escroqueries en ligne, la plainte peut aussi se déposer sur Internet.
  • Changez vos mots de passe si vous en avez donné un, en commençant par celui de votre messagerie.
Analogie. Protéger ses proches, c'est comme fermer sa maison avant de partir en vacances. Vous ne la rendez pas imprenable, mais vous fermez les volets, vous ne laissez pas la clé sous le paillasson et vous prévenez un voisin. Le cambrioleur ira voir ailleurs.

À retenir

  • Votre voix, votre visage, vos proches : moins vous en montrez en public, moins il y a de matière.
  • Parlez des scénarios à vos parents âgés et à vos ados avant qu'ils arrivent.
  • Si vous êtes visé : gardez les preuves, ne payez pas, appelez votre banque si vous avez payé.
  • 17Cyber, cybermalveillance.gouv.fr, 33700, Pharos, 3018, plainte : vous n'êtes pas seul.

Les notions clés

  • vie privée
  • confidentialité
  • sextorsion
  • signalement
  • plainte

Validez la leçon

Un quiz de 4 questions : 3 bonnes réponses suffisent, et un exercice pour pratiquer. Il s'ouvre dans l'Académie, sur cette même leçon.

Faire le quiz et valider la leçon Gratuit. Avec un compte, votre progression est enregistrée et mène à l'attestation du cours.

Le cours : Arnaques, deepfakes et voix clonées : se protéger

  1. Les nouvelles arnaques rendues possibles par l'IA9 min
  2. Image ou vidéo truquée : enquêter avant de croire9 min
  3. La voix clonée : raccrocher, rappeler, mot de passe familial9 min
  4. Protéger vos proches, et réagir si vous êtes visé10 min
  5. Le réflexe en 4 temps, et un cas pratique10 min

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