Aller au contenu

ExpertLeçon 3 sur 412 min de lecture

Compacter, prendre des notes, rappeler l'objectif

Un cours de l'Académie : Ingénierie du contexte : ce que voit votre agent

Aller au quiz ↓

Un agent qui travaille des heures, sur une migration de code ou une enquête documentaire, finit toujours par approcher la limite de son contexte. Trois techniques permettent de durer sans perdre le fil.

1. La compaction

Quand le contexte approche d'un seuil, on demande au modèle de résumer l'historique, puis on repart d'un contexte neuf contenant ce résumé. Tout l'art est dans ce que le résumé garde :

  • les décisions prises, et pourquoi ;
  • les contraintes données par l'utilisateur, mot pour mot ;
  • les problèmes ouverts et les pistes déjà écartées ;
  • les références de ce qui a été touché (fichiers, documents), pour pouvoir y revenir.

Ce qu'on jette en premier : les résultats d'outils bruts déjà exploités, qu'on pourra toujours redemander. Le risque principal est connu : une contrainte subtile (« ne touche pas au module de paiement ») résumée trop vite disparaît, et l'agent la viole trois heures plus tard en toute bonne foi.

2. Les notes hors du contexte

Plutôt que de tout garder en tête, l'agent écrit dans un fichier : un plan, une liste de tâches cochées au fur et à mesure, les découvertes importantes. Ce fichier survit à toutes les compactions et se relit à la demande. C'est le principe des fichiers de consignes et de notes que les agents de programmation lisent au démarrage, et des mémoires que certaines plateformes proposent aux agents.

3. Rappeler l'objectif à la fin

Sur une tâche longue, l'objectif initial se retrouve enfoui sous des dizaines d'étapes, au milieu du contexte, là où l'attention est la plus faible. Une parade simple et efficace : faire réécrire par l'agent, à intervalles réguliers, sa liste de tâches et l'objectif en fin de contexte. Il se les récite, et les remet là où il les voit le mieux.

Deux réglages fins

  • Garder les erreurs. Effacer les tentatives ratées rend le contexte plus propre, mais prive le modèle de la preuve que cette voie échoue : il risque de la retenter. Gardez une trace courte de l'échec et de sa cause.
  • Éviter la répétition mécanique. Un contexte rempli de vingt actions presque identiques pousse le modèle à continuer le motif, même quand la situation a changé. Varier légèrement la présentation des étapes casse cet effet d'entraînement.
Analogie. C'est l'équipe de nuit d'un service hospitalier. Elle ne relit pas toute la journée minute par minute : elle reçoit des transmissions (la compaction), consulte le dossier de soins écrit (les notes), et la cadre de santé rappelle en début de garde les trois priorités du service (l'objectif récité). Une transmission bâclée qui oublie une allergie, et la nuit se passe mal.

À retenir

  • Compaction : garder décisions, contraintes mot pour mot, problèmes ouverts et références ; jeter les résultats bruts.
  • Notes dans un fichier : elles survivent aux compactions et se relisent à la demande.
  • Faire réciter l'objectif en fin de contexte, et garder une trace des échecs.

Les notions clés

  • compaction
  • mémoire
  • Agent
  • notes
  • tâches longues

Validez la leçon

Un quiz de 4 questions : 3 bonnes réponses suffisent, et un exercice pour pratiquer. Il s'ouvre dans l'Académie, sur cette même leçon.

Faire le quiz et valider la leçon Gratuit. Avec un compte, votre progression est enregistrée et mène à l'attestation du cours.

Le cours : Ingénierie du contexte : ce que voit votre agent

  1. Le contexte est une ressource finie11 min
  2. Un contexte stable, pour le cache et pour la cohérence11 min
  3. Compacter, prendre des notes, rappeler l'objectif12 min
  4. Sous-agents : isoler pour mieux penser11 min

Toute l'Académie →Le glossaire de l'IA