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OpenAI va construire son propre robot humanoïde

Sam Altman l'a confirmé : OpenAI fabriquera un robot à forme humaine, avec une première démonstration visée pour 2027. Le plus dur, selon lui, ne sera pas le corps.

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Une poignée de porte. Un escalier. Un clavier. Un tournevis. Regardez autour de vous : presque tout ce qui vous entoure a été conçu pour des mains à cinq doigts et deux jambes.

Pour travailler dans un tel monde, un robot a donc tout intérêt à nous ressembler. C'est le raisonnement de Sam Altman. Et il vient d'annoncer qu'OpenAI allait s'y mettre.

Ce qu'a dit Sam Altman

Interrogé dans le podcast Sources sur la possibilité qu'OpenAI construise un robot humanoïde, le patron de l'entreprise a répondu en trois mots : « Nous le ferons. »

Il a expliqué que la forme humaine s'imposait presque d'elle-même, puisque le monde est fait pour des humains. Mais selon lui, l'apparence du robot compte beaucoup moins que son « cerveau » : le système qui lui permettra de voir avec ses caméras, de comprendre une consigne, de planifier ses gestes et de s'adapter aux imprévus du monde réel.

Au magazine Fortune, il a donné un calendrier : une démonstration impressionnante en 2027, mais pas de robots dans les rues avant encore plusieurs années.

À quoi servirait ce robot

OpenAI présente un objectif en deux temps. À court terme, des robots polyvalents capables d'aider des ouvriers qualifiés à construire des infrastructures. À plus long terme, un robot personnel, capable de rendre service à la maison.

L'entreprise affiche déjà 27 offres d'emploi en robotique. Elle n'a dit ni à quoi ressemblera son robot, ni ce que montrera la démonstration de 2027.

OpenAI, retour à la robotique 🤖
Ce n'est pas une première pour OpenAI. En 2019, l'entreprise avait fait sensation avec une main robotique capable de résoudre un Rubik's Cube, entraînée presque entièrement en simulation. Mais en 2021, elle avait fermé son équipe de robotique, faute de données suffisantes pour aller plus loin, et concentré ses efforts sur les modèles de langage, qui ont donné ChatGPT. Le retour d'OpenAI à la robotique montre à quel point le paysage a changé : les modèles sont devenus assez puissants pour envisager de leur donner un corps.

Une course déjà bien lancée

OpenAI arrive dans une compétition très encombrée. Tesla développe son robot Optimus, des entreprises comme Figure AI ou Boston Dynamics multiplient les prototypes, et les fabricants chinois avancent vite.

Tous se heurtent au même obstacle : les données. Pour apprendre à un robot à plier un vêtement ou ranger une cuisine, il faut des millions d'heures d'exemples. C'est pour ça que des ouvriers indiens filment leurs gestes, une caméra sur la tête, pour quelques dollars de l'heure.

Ce qu'il faut garder en tête

Une démonstration n'est pas un produit. Les vidéos de robots impressionnants se multiplient depuis des années, et pourtant, comme nous l'expliquions, les robots de ménage n'existent toujours pas. Saisir un objet fragile, ouvrir une porte coincée, éviter un enfant qui court : le monde réel reste un défi immense.

Sam Altman le reconnaît lui-même : le corps est la partie facile.

Ce qu'on retient

OpenAI a conquis les écrans avec ChatGPT. Il veut maintenant entrer dans le monde physique. C'est une ambition logique : une intelligence qui ne peut pas agir sur le monde reste limitée.

Mais elle pose une question que nous creusons ce soir : pourquoi voulons-nous à ce point que nos robots nous ressemblent ?

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